Les enseignants, de vrais supers héros!

Soyons prêt.e.s pour la rentrée

Avec la rentrée qui approche à grands pas et la pénurie de personnel qui continue de frapper, nous devons nous mettre en action pour protéger nos enseignant.e.s.

De l’extérieur les conditions de travail peuvent sembler alléchantes mais de l’intérieur, la réalité est toute autre et la détresse est criante.

Pourquoi 1 enseignant sur 4 quitte après moins de 5 ans d’enseignement?

  • Sentiment d’impuissance;
  • Manque de soutien de la part des collègues ou de la direction;
  • relations de travail tendues et présence de conflits;
  • manque de reconnaissance;
  • surcharge de travail.

Tout le monde ne peut pas être enseignant.e

Le métier d'enseignant requiert une grande variété de connaissances, mais par-dessus tout, il nécessite un don de soi immense et une passion ancrée. Une passion qui parfois s’effrite avec le temps. Les enseignants sont confrontés tous les jours à faire des choix déchirants, par manque de ressources humaines, matérielles ou financières ou même par manque de temps. Des choix obligés, qui auront des impacts non souhaités sur le cheminement de ses élèves et qui intensifient le sentiment d’impuissance et/ou le manque de valorisation de la profession. 

 

Toujours faire plus avec moins

C’est difficile d’accepter qu’on ne peut pas offrir à nos jeunes tout le soutien dont ils ont vraiment besoin. C'est aussi ardu de devoir faire abstraction de certaines situations pour sauver notre santé psychologique tout en étant conscient que des enfants vont parfois subir les répercussions de nos choix, qui en réalité sont le reflet des décisions de notre société. On voudrait toujours faire plus, faire mieux, mais nous sommes humains et nous devons respecter nos limites pour éviter de nous noyer nous-même. Il faut apprendre à mettre notre masque à oxygène avant celui de nos élèves. Je dois avouer que c’est vraiment une décision crève-cœur qui va à l’encontre même de la vision première du choix que l’on fait avec notre cœur lorsqu’on choisit de devenir enseignant.e.s.

 

Les enseignant.e.s sont des supers héros

C’est vrai, certains diront que dans le milieu de l’éducation, on ne parle pas de vie ou de mort. Mais en vérité, les enseignant.e.s contribuent tous les jours à sauver des vies!!! Il suffit de voir la portée de leurs interventions sur du plus long terme pour comprendre que leur rôle est essentiel pour bâtir une société saine.

  • Ce sont eux qui forment les médecins, pompiers et enseignants de demain; 
  • Ce sont eux qui sensibilisent sur des thématiques pour développer l’estime de soi ou encore faire de la prévention sur des enjeux comme le suicide;
  • Ce sont eux qui côtoient au quotidien les enfants pour veiller à leur bien être psychologique et référer au besoin.

Tous ces chapeaux, ne font-ils pas d’eux des personnes qui sauvent des vies? 

Les enseignants doivent se retrouver en tête de liste et faire partie de nos priorités pour prendre soin de leur santé psychologique. En prenant soin de nos enseignants, ce sont tous les élèves qui en bénéficieront.

 

Agir pour le bien être de tous

Provenant du milieu de l’éducation et ayant fait le choix de quitter il y a quelques années, je souhaite lancer un mouvement pour prendre soin de la santé psychologique de nos enseignants parce qu’ils et elles le méritent.

Selon L'INSPQ, il est prouvé que de démontrer de la reconnaissance à ses employés ainsi que de favoriser le soutien social des collègues contribue à réduire le stress et à diminuer les risques reliés à la détresse psychologique.

Une idée pour prendre soin des enseignant.e.s

Le teambulding constitue un excellent moyen qui est d'ailleurs utilisé par toutes les grandes entreprises. Et si le milieu de l’éducation s’inspirait des pratiques gagnantes et des données probantes pour prendre soin des employés ?

Je sais que les budgets sont limités, c'est pourquoi j’aimerais vous offrir une activité immersive originale et amusante gratuite. Les enseignants méritent d’être récompensés pour leur excellent travail et nous devons les reconnaître et les valoriser davantage. Offrez à vos équipes une belle occasion de tisser des liens pour renforcer la collaboration et le soutien entre les pairs. 

Partageons ce mouvement pour inviter d’autres organisations à se mobiliser pour prendre soin des équipes écoles. Ensemble, nous pourrons faire bouger les choses et démontrer notre volonté de faire de l’éducation une vraie priorité pour la société. 

 

Jessica Allocca 

Orthopédagogue

Cofondatrice d'Eureka Concept


Se faire prendre par le jeu

Suis-je la bonne personne?

Quand j’ai commencé à concevoir des jeux d’évasion, le sentiment que beaucoup d’entrepreneurs ressentent lorsqu’ils se lancent en affaires m’habitait. Celui d’imposteur. Pourtant, au fond de moi, j’ai toujours su que j’allais avoir ma propre entreprise. On pourrait penser que je me suis égarée, soit de ma profession d'orthopédagogue, soit de mon cœur d’entrepreneur. Ce que je crois plutôt, c’est que mes expériences de vie ont nourri mon bagage de compétences entrepreneuriales. 

 

Pas si simple que ça

Le processus de création d’un escape game semble simple. Quand vous êtes client, vous entrez dans une salle thématique joliment décorée et tous les indices semblent s'enchaîner fluidement. Mais derrière chaque concept se cachent plusieurs heures d’idéation, de réflexion et de recherches. L’objectif ultime? Faire vivre aux participants une expérience immersive enivrante! Même si ce n’est qu’un jeu, rien n’est laissé au hasard pour en assurer le succès.

 

Fabriquer la motivation

L’un des plus grands défis lorsqu’on crée un jeu, c’est l’engagement des participants. Garder les joueurs impliqués dans la réalisation d’énigmes durant 60 minutes est un art compliqué. Pourtant, je suis loin d’être une artiste. ;) Il est primordial de respecter certaines règles pour maintenir l’attention, mais surtout l’intérêt des investigateurs. Il existent multiplent moyens de mobiliser les troupes pour le bien de l'organisation en général. Découvrez comment et pourquoi?

 

Trouver la bonne dose

Pas trop facile, ni trop difficile! Dans un jeu d’évasion, le temps est compté. Si la charge de travail semble impossible à réaliser dans le délai prévu, le découragement fera rapidement sa place. Quoi de plus démotivant que de prendre conscience de l’ampleur de la tâche sans avoir le sentiment que le défi est surmontable? Bien doser les énigmes est plus facile à dire qu’à faire, mais notre recette à fait ses preuves. :) Elles offrent un réel défi, tout en restant accessibles. 

 

Un pour tous, tous pour un

L'objectif ultime d’un jeu d’évasion est d’amener les participants à collaborer pour réaliser une mission commune. Chacun doit sentir qu’il participe à l'atteinte de celle-ci. Le choix de l’énigme est pensé pour favoriser l’implication de tous les joueurs. Comme a si bien dit Henry Ford : « se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite! » 

 

Faire briller le potentiel

J’ai toujours cru en cette citation d’Albert Einstein : « Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson sur sa capacité à grimper à un arbre, il passera toute sa vie à croire qu'il est stupide. »

C’est pourquoi j’accorde une grande importance à la sélection d’énigmes variées qui offrent l’occasion à tous de contribuer à la réalisation du jeu. Le statut de chacun n’a plus aucune importance. Il faut savoir écouter, car les mauvaises idées, ça n'existe pas! C’est le moment que je préfère. Celui où les gens s’étonnent de voir leurs collègues sous un autre jour. De découvrir des forces insoupçonnées chez des gens que l’on côtoie quotidiennement.

 

De la diversité svp

Parce que je déteste ce qui est redondant, je m’assure que toutes les énigmes sollicitent des zones distinctes du cerveau. Penser en dehors de la boite est un prérequis extrêmement précieux. J’adore faire sortir les gens de leur zone de confort. Les déstabiliser juste assez pour les faire passer dans leur zone de développement. Il FAUT se lancer dans l’inconnu et relever de nouveaux défis pour mieux avancer. Et c’est exactement ce que l’on force les joueurs à faire, dans un contexte de plaisir en plus!

 

Du support au besoin

Pour assurer le succès d'un jeu d’évasion, les joueurs doivent avoir accès au soutien nécessaire. Ensemble, ils possèdent certainement une bonne partie des éléments essentiels requis pour accomplir les défis : sens de l’observation, logique, analyse, etc. Mais au besoin, des indices sont disponibles. C’est un élément crucial pour maintenir l’engagement. Si on laisse trop longtemps les participants dans l’impasse, leur sentiment de compétence pourrait être affecté et ils auront moins envie de poursuivre le défi. 

 

Offrir des petites victoires

Par ailleurs, il faut aussi s’assurer de faire vivre des réussites tout au long de l’activité pour amplifier la motivation et le sentiment d’efficacité des joueurs. Au départ, les joueurs réalisent des énigmes un peu plus faciles pour gagner en confiance. Une bonne dose de dopamine à chaque réussite! Tranquillement, les participants font face à des énigmes plus complexes. Augmenter l’intensité progressivement est un choix stratégique dans la construction d’un escape game. Il faut être à l’écoute du niveau de défi que les membres de l’équipe sont prêts à relever. Aucune ascension ne se fait sans un entraînement adéquat.

En somme, pour stimuler une participation active des membres de l’équipe : 

  • Les consignes doivent être claires
  • Les énigmes doivent représenter un défi sans être insurmontables
  • Du support et des indices doivent être au rendez-vous pour assurer l’engagement des joueurs

 

Quelle est la place d’une orthopédagogue dans l’univers du jeu d’évasion?

Le sentiment d’imposteur m’habite encore malgré mes réussites. Mais plus j’accumule d’expériences de vie, plus je réalise que les connaissances acquises dans mon parcours en éducation me permettent de pousser le jeu d’évasion à un autre niveau. En plus d’offrir l'expérience de divertissement recherchée à travers Eureka Concept, j’ai la volonté d’avoir des jeux qui ont un impact encore plus grand sur les participants : 

  • Ouverture sur les autres et sur le monde 
  • Favoriser l’inclusion 
  • Valoriser la neurodiversité 
  • Encourager la bienveillance, l’empathie, l'entraide 
  • Stimuler la communication efficace
  • Briser l’isolement 
  • Développer des relations humaines durables et authentiques
  • Offrir du plaisir pour protéger la santé mentale des humains

 

Jessica Allocca

Cofondatrice d’Eureka Concept


Enseignante impuissante devant son enfant captif du web

L’onde de choc

Il avait tout juste 11 ans quand je me suis rendue compte de son addiction. Quel choc pour un parent de réaliser que son enfant souffre de dépendance aux écrans. Je me rappelle exactement ce moment précis où je me suis sentie envahie par ce sentiment de tristesse profonde. Réaliser qu’on a échoué. Mon rôle de parent consiste à protéger mon enfant, mais j’avais failli à cette mission.

 

Des choix invraisemblables

Nous avions un mode de vie plutôt équilibré… rien de parfait, mais nous étions des parents actifs et nous avions l’habitude d’impliquer nos enfants dans des activités sportives. Depuis quelque temps, j’avais remarqué que mon grand garçon n’avait plus d'intérêt pour les différentes activités qu’on lui proposait. Lorsque j’avais sondé son intérêt à jouer au hockey l’année suivante, il avait même décliné la proposition alors qu’il adorait ce sport.

 

Se mettre la tête dans le sable

Comme c’était mon ainé, j'attribuais ce manque d’intérêt à la préadolescence. Il approchait l'âge de la puberté et je savais qu’à cette période de leur vie les jeunes devenaient plus réfractaires. Cependant, plus les semaines avançaient, plus je doutais que l’unique cause de cette distance qui s’installait, était exclusivement causée cette crise identitaire qui s’amorçaient. Je sentais qu’il y avait autre chose.

 

Accepter la réalité

Je constatais son amour grandissant pour cet objet inanimé. Je remarquais ces comportements qui trahissaient son attachement déraisonnable. Il ne voyait plus le temps passer, n’avait toujours qu'une seule idée en tête, devenait colérique quand je lui confisquais son écran et avais de moins en moins d’intérêt pour toutes autres activités. Je savais que je devais intervenir avant que la situation ne dégénère. Les vacances estivales approchaient et j’anticipais le combat de tous les jours qui allait s’installer si je continuais cohabiter avec cette relation malsaine.

 

Reprendre la situation en main

J’ai alors offert deux choix à mon garçon:

  1. Fréquenter le camp de jour tout l’été pour aller socialiser avec des amis et profiter du grand air.
  2. Rester en congé à la maison avec moi, mais en se débarrassant de son écran pour tout l’été.

Ce fut un réel dilemme pour lui. Il m’en voulait énormément de lui imposer ce choix. Quand le verdict est tombé, j’étais soulagée, mais je ne m’attendais pas du tout à la suite.

 

Des crises de larmes incontrôlables

Tous les soirs avant de se coucher, mon enfant s’effondrait en larmes, en nommant qu’il s’ennuyait de son écran. Mon coeur se serrait. Je ressentais sa détresse, son désespoir qui a duré une semaine. J’ai maintenu la décision, parce que je savais au fond de moi que c’était la bonne chose à faire. Après, une semaine, mon enfant s’est confié à moi… il m’a dit maman c’était la meilleure décision, je me sens plus heureux maintenant. J’ai rapidement reconnecté avec mon garçon et retrouvé cet enfant actif plein de vie et de projets en nature. Quel soulagement!

 

Je pensais être à l’abri

Je croyais vraiment qu’armée de mon bagage d’enseignante et de mes connaissances en psychologie du développement de l’enfance, j’avais acquis une certaine immunité pour mes enfants. J’avais été prudente et j’avais instauré des règles. Je connaissais les dangers, mais surtout les moyens de prévenir.

À la maison, mes enfants n’avaient pas de jeux vidéos, simplement des tablettes, une télévision au salon et un ordinateur portable pour le travail… en plus de nos téléphones intelligents. Rien d’abusif. Le temps d’écran n’était pas illimité, mais je dois avouer qu’il dépassait certainement l’heure hebdomadaire maximale recommandée.

 

Des ressources pour la cyberdépendance

J’ai réalisé que personne n’est vraiment à l’abri de la cyberdépendance. Il faut être attentif aux signes et aller chercher de l’aide au besoin.  Si vous vivez des difficultés similaires ou si vous connaissez des gens qui ont des problèmes, il existe des ressources comme Bye.

 

Prendre action pour protéger la jeunesse

Pour moi, il devenait essentiel de trouver un moyen pour sensibiliser plus d’enfants aux dangers du web. C’est dans cette optique que j’ai développé l’activité: Réfléchis avant de cliquer, en complément à l’activité Captif du Web, qui représente une belle occasion d’amorcer des discussions sur le sujet avec les élèves du primaire. La cyberdépendance apporte son lot de défis, mais les risques du web sont nombreux.

Je sais que trop souvent la tâche des enseignants déborde déjà, mais leur rôle et l’impact qu’ils ont auprès des élèves ont une valeur immense. C’est pour cette raison que je voulais m’assurer de développer un outil complet, flexible et facile à utiliser pour les enseignants. Continuez de faire votre excellent travail, éduquer et prendre soin de la relève, mais surtout n'oubliez pas que VOTRE SANTÉ est la priorité!

 

Jessica Allocca M. Éd., Orthopédagogue


Quitter l’enseignement vers d'autres horizons

Réaliser que ce n’est pas pour moi

J’ai toujours aimé travailler en relation d’aide, principalement auprès des enfants. C’est ce qui m’a conduit vers une formation en adaptation scolaire. Soucieuse de toujours en savoir plus pour avoir le meilleur impact auprès de mes élèves, j’ai poursuivi à la maitrise en orthopédagogie. 

Après plus de 6 ans d’études dans un domaine aussi spécifique, je n’avais jamais envisagé faire autre chose. Par contre, entre la théorie et la pratique, la réalité est toute autre et je ne me sentais jamais à la hauteur pour exercer ce métier. J’avais beau me référer à mes collègues, faire encore plus de lectures et de formations, faire des heures impossibles de planification, je n'étais pas satisfaite de mon rendement. J’étais incapable de diminuer les attentes que j’avais envers moi, j’aurais eu l’impression d’abandonner mes élèves. J’étais prise dans le tourbillon de la performance, au détriment de ma santé mentale.

 

Des options limitées

Je ne me cacherai pas que les avantages de la profession sont grands. Je sentais que mes options étaient vraiment limitées. Pas facile de se réorienter, surtout si on espère avoir des conditions similaires : sécurité d’emploi, salaire, fond de pension, horaires et vacances. Ce ne sont pas des privilèges que l’on retrouve dans d’autres emplois. 

Je devais donc faire un choix, celui d’accepter de diminuer mes attentes et de perdre certains privilèges, pour me permettre de retrouver un meilleur équilibre. Par contre, pour moi, le bienêtre au travail était plus important que tout le reste.

 

Une décision difficile, mais essentielle

Après avoir longuement réfléchi, j’ai finalement décidé de faire le saut. Donner ma démission pour me lancer vers l’inconnu, avec crainte mais beaucoup d'espoir. De toute façon, je n’étais pas heureuse dans ma classe. Je n’avais pas le sentiment d’être suffisamment efficace pour amener mes élèves vers la réussite. J’avais un réel sentiment d’impuissance qui me rendait triste et qui m’amenait à me remettre continuellement en question. Je n’avais pas envie de me retrouver constamment dans cet état d’esprit. Je devais donc me mettre en action pour changer la situation en trouvant des solutions.

 

L’orthopédagogie au privé et les charges de cours à l’université

Consciente que j’étais engagée dans un rythme de vie exigeant, avec des paiements et 4 enfants à nourrir, je devais faire des choix stratégiques. Je me suis lancée dans les charges de cours à l’université et dans l'orthopédagogie au privé. Malheureusement, rapidement, j’ai réalisé que ce n’était pas pour moi.

L’orthopédagogie au privé exigeait que je sois régulièrement disponible les soirs et les fins de semaine. Avec 4 enfants en bas âges à la maison, ce n’était pas le mode de vie dont j’avais envie.  

Enseigner à l’université, ce fut aussi une expérience extrêmement enrichissante. Cependant, j’avais parfois l’impression de ne pas être honnête envers mes étudiant.e.s en présentant des théories idéalistes, pour lesquelles on manque trop souvent de temps et de ressources pour les mettre en application. L'écart entre ce que la recherche suggère, ce que l’on voudrait mettre en application et ce que l’on peut réellement faire, c’est parfois cruel toute cette pression que l’on se met et ce sentiment d’impuissance que l’on s’inflige.

 

Sortir de sa zone de confort

Puis, un jour, j’ai décidé que j'arrêtais de simplement exister pour vivre vraiment. Au plus profond de moi, j'avais un rêve enfoui que je reportais sans cesse, considérant que ce n’était jamais le bon moment : Partir 6 mois en Asie du Sud-Est avec mes 4 enfants. Je ne connaissais pas du tout le continent, mais il me faisait tellement rêver. 

J’avais envie de me déconnecter de la société de performance et de consommation pour enseigner autre chose à mes enfants, mais aussi pour réapprendre à vivre et à profiter du moment présent. 

J’ai hésité, j’avais peur et mon entourage ne m'appuyait pas dans ce projet. Pour la première fois, je me suis choisie, je me suis écoutée et j’ai osé. Encore aujourd’hui, je me remercie tous les jours pour ce cadeau que je me suis fait. Définitivement, la plus belle expérience de ma vie! 

 

Un nouveau départ

À mon retour, je me sentais beaucoup plus confiante et connectée à l’essentiel. J’avais envie d’une vie pleine de liberté et de simplicité. J’avais envie d’être orientée sur le plaisir plutôt que la performance et sur la collaboration et non la compétition. Après de longues séances d’idéation, le projet d’Eureka Concept a grandi en moi. Une entreprise qui valoriserait le développement de l’intelligence collective, la créativité et la résolution de problèmes à travers le jeu.

 

Sur la route du bonheur

Eureka Concept est l’aboutissement d’un parcours atypique qui me permet maintenant de m’épanouir pleinement. Je sens que je peux faire une vraie différence, mais, à un autre niveau. Je poursuis ma mission auprès des enfants, puisque j’offre des services aux écoles avec ma division scolaire, mais aussi à des entreprises avec la division corporative. Je suis tellement reconnaissante d’avoir osé, malgré toutes les craintes qui m’habitaient. 

Je vous souhaite sincèrement de trouver le bonheur et de vous sentir épanoui.e dans ce que vous faites. Après tout, la santé mentale est aussi importante que la santé physique. Apprenez à vous écouter et à prendre soin de vous.

 

Jessica Allocca

M.Éd. orthopédagogie

Fondatrice d’Eureka Concept


Une activité gratuite pour aider les élèves à naviguer sur le web en toute sécurité !

Internet est une banque illimitée d’information! Nous contribuons à y ajouter du contenu tous les jours, entre autres via les réseaux sociaux. Certains risques accompagnent cependant l'utilisation des TikTok, Snapchat, Facebook, Instagram et compagnie. Mieux vaut être bien informé avant de les utiliser... pour en profiter en toute sécurité!

Visionnez dès maintenant la vidéo GRATUITE de l’activité de sensibilisation des élèves aux dangers du web!

Voici un aperçu de ce qui est discuté dans cette activité virtuelle gratuite!

Navigation discrète

Même si tu penses agir en privé, l’information sur Internet le reste rarement. Dis-toi que tout ce que tu dis ou publies pourra être vu et entendu de tous et interprété différemment par chacun. Dis-toi aussi que l’information que tu publies ou partages pourrait malheureusement tomber entre de mauvaises mains.

Réfléchis avant de cliquer.

Intimidation

En naviguant sur les réseaux sociaux, il t’arrive parfois de vouloir partager tes opinions et commentaires. Dans le respect, cette pratique peut devenir très enrichissante et constructive.

Malheureusement, il est très facile de se cacher derrière son écran et de publier des messages négatifs, intimidants ou dénigrants. Avant de publier un message, prends le temps d’être 100% sûr de toi.

Tu devrais toujours te poser la question : est-ce que je le dirais si j’étais directement en face de la personne? Si c’est le cas, va de l’avant et publie, mais si tu crois que ton message pourrait avoir une connotation négative ou blesser la personne concernée, mieux vaut probablement t’abstenir.

Réfléchis avant de cliquer.

Message mystérieux

Un lien vers une vidéo qui te semble étrange ou provenant d’une personne que tu ne connais pas, un courriel qui t’annonce que tu as gagné un prix ou qui t’offre quelque chose qui est trop beau pour être vrai : tout ça semble bien louche, non?

Demande-toi : suis-je 100% sûr de la provenance de ce lien? Si le lien provient d’un inconnu, mieux vaut l’ignorer. S’il vient d’une personne que tu connais, prends le temps de vérifier si elle t’a bel et bien envoyé quelque chose. Cliquer sur un lien malveillant peut te créer toutes sortes de problèmes.

Réfléchis avant de cliquer.

Nouveaux amis

Les réseaux sociaux nous poussent souvent à avoir un maximum d’amis ou d’abonnés. On reçoit souvent des invitations d’ami(e)s ou de connaissances, mais parfois aussi d’inconnu(e)s. Avant d’accepter quelqu’un, sois certain à 100% que tu souhaites qu’elle ait accès à tes publications. Demande-toi : est-ce que je connais vraiment la personne qui me l’envoie? Si tu doutes, mieux vaut probablement ne pas l'accepter.

Réfléchis avant de cliquer.

Photo de toi

Lorsque tu souhaites partager une photo de toi, prends le temps de penser à qui pourrait la voir. Même si tu crois la publier juste pour tes amis ou la partager à une seule personne, on ne sait jamais où la photo peut se retrouver. Sois 100% sûr de toi avant de publier. Lorsque tu partages une photo, pose-toi la question : suis-je prêt à ce que tous mes collègues de classe et d’école puissent la voir? Si la réponse est non, mieux vaut probablement t’abstenir.

Réfléchis avant de cliquer.


7 pistes pour sensibiliser les élèves aux dangers du web

L’appartenance sociale est pour les enfants un élément essentiel de leur construction identitaire. À l’ère numérique, ce n’est dorénavant plus seulement autour du rack à bicycle que cela se passe, mais également sur les différentes plateformes de réseaux sociaux.

Le monde en ligne est un espace d'apprentissage, d’alphabétisation numérique, de temps d'arrêt et un moyen de se connecter avec les autres. TikTok, Snapchat, Instagram, Facebook et leurs proches cousins sont des plateformes positives si elles sont utilisées à bon escient. Tout comme nous enseignons aux enfants de porter un casque à vélo, de respecter le code de la route ainsi que ses autres usagers, les bonnes pratiques en matière de sécurité numérique doivent s’acquérir dès le plus jeune âge.

Voici des pistes de discussion à avoir ouvertement avec les enfants pour les sensibiliser à surfer sur le web, créer et partager des contenus en toute sécurité, dans un environnement bienveillant et positif!

SOIS GENTIL!

La cyber intimidation, c’est non! Ne dis, ne commente, ni partage rien qui puisse être négatif et blessant pour un camarade et dont tu n’aimerais pas être victime. Contrairement à l’intimidation en personne, la cyber intimidation n’a pas de limite. Un enfant peut en être incessamment victime, partout et tout temps : au retour de l’école, dans sa chambre et même pendant des vacances en famille.

Si une insulte dans la cour d’école fait de la peine, une insulte en ligne fait encore plus de ravage par la portée quasi-infinie qu’elle peut avoir. L’incidence psycho-sociale pour un enfant victime de cyber intimidation est grave : perte de confiance, troubles psychologiques, anxiété́, dépression et même idées suicidaires. Si une personne t’embarrasse sur les réseaux sociaux, t’humilie ou te menace (ou si tu en es témoin), il est important d’en parler rapidement à un adulte de confiance.

Pour en apprendre davantage sur les conséquences de le cyber intimidation ainsi que sur les moyens de la prévenir et d'intervenir, c'est juste ici : La cyber intimidation : exemples, conséquences et ressources.

Faire preuve d’empathie et de bienveillance sur le web : la bonne attitude à adopter!

RÉFLÉCHIS AVANT DE PUBLIER!

La réputation est l’opinion que se forge les gens à ton égard selon tes comportements du quotidien. La cyber réputation est l’équivalent, mais en ligne. Tous les contenus que tu partages sur les réseaux sociaux ainsi que ceux que les autres partagent à propos de toi laissent des traces et peuvent voyager à la vitesse grand V! Avant de publier des photos, vidéos et commentaires, réfléchis deux fois plutôt qu’une! Serais-tu à l’aise que ton prof te voit habillé(e) de cette façon dans ta vidéo? Serais-tu fier que tes parents lisent ton commentaire? Si la réponse est non, il est sans aucun doute préférable de t’abstenir!

LES PHOTOS INTIMES : NON!

Ton corps, c’est personnel. En aucun cas tu ne dois partager des photos intimes de toi, même pas à un(e) camarade de confiance. Il est facile d’enregistrer des photos ou d’en faire la capture d’écran. Ensuite, qui sait où ces photos iront et qui les verra? Si quelqu’un insiste pour que tu lui envoies des photos intimes, il est important d’arrêter immédiatement la conversation, de bloquer l’individu sur les réseaux sociaux et de le dénoncer rapidement à un adulte de confiance. 

LA VIE EN ROSE : NON PLUS!

Es-tu toujours de bonne humeur? Est-ce que tes journées sont toujours extraordinaires? As-tu toujours un look d’enfer? Non? C’est la même chose pour tout le monde! Les réseaux sociaux sont souvent utilisés pour partager nos plus belles photos et nos meilleurs coups. Il est facile de se comparer, de ressentir de la pression et même d’être déprimé. Garde toujours en tête que tout le monde – même les top influenceurs – ont des journées maussades, des soucis et des tracas… même si cela n’est pas visible sur les réseaux sociaux!

LA CONFIDENTIALITÉ : LE VRAI CHALLENGE DE TIKTOK

TikTok est la plateforme de l’heure pour les jeunes, où ils prennent plaisir à participer à des challenges. Ces défis tendances les invitent à reproduire fidèlement une vidéo de courte durée (souvent une chorégraphie) sur une trame sonore précise. La récompense pour l’effort investi à imiter le clip réside dans le sentiment de connexion sociale avec la communauté de tiktokeurs qui participent au même défi. 

Le bémol majeur de TikTok demeure le manque de confidentialité. Cette application, où les jeunes dansent et se déhanchent, est un terrain de jeux de rêve pour les prédateurs sexuels et autres personnes malintentionnées. 

Voici des pistes de paramétrage pour sécuriser le compte d’un enfant :

  • Désactiver le téléchargement des vidéos publiées par l’enfant;
  • Désactiver l’option qui permet à n’importe qui de trouver le profil de l’enfant dans la barre de recherche;
  • Désactiver les commentaires publics et autoriser seulement certain(e)s abonné(e)s de confiance;
  • Désactiver l’accès à la messagerie privée pour les personnes qui ne sont pas abonnées;
  • Rendre le profil privé, plutôt que public.

LA LOI, C’EST LA LOI!

Le monde virtuel n’échappe pas aux lois. Ce qu’il se passe en ligne est passible de conséquences judiciaires tout comme dans la vraie vie. L’enseigner à la génération du futur est un pas de géant vers un Internet sûr et responsable, autant en termes de prévention que de dénonciation.

Voici quelques notions judiciaires qui peuvent en boucher un coin :

  • Un jeune peut être tenu criminellement responsable à partir de 12 ans. Même en ligne!
  • Une personne de 18 ans et moins qui se prend en photo peut être accusée de production de pornographie juvénile.
  • Un jeune qui partage une photo intime peut être accusé de distribution de pornographie juvénile. 
  • Un jeune qui possède des photos intime peut être accusé de possession de pornographie juvénile. 
  • Quelqu’un qui demande une image intime et qui profère des menaces peut être accusé d’extorsion.

N’OUBLIE PAS LA VRAIE VIE!

La vraie vie est encore plus le fun que la vie virtuelle! Prends le temps de te déconnecter, de jouer avec tes ami(e)s et de vivre le moment présent!

Vous souhaitez sensibiliser vos élèves aux dangers du web avec une activité virtuelle extrêmement divertissante? Apprenez-en davantage sur notre jeu virtuel scolaire conçu à cet effet juste ici : Activité virtuelle scolaire de sensibilisation aux dangers du web